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15/02/2008
un petit clin d'oeil

Fatigué, le cerveau embrumé, les pensées déjà occupées à ce qui va se passer aujourd'hui dans notre boulot, on emprunte le même chemin chaque matin de la semaine.
Même rue, même station de métro, on récupère le journal "métro", "20 minutes" à sa station de métro, puis on descend dans les tunnels, on monte dans le wagon, et on lit, on survole, et on jette.
J'ai juste fait l'expérience l'autre matin, en fumant une cigarette avant de prendre mon métro, car pour une fois j'étais bizarrement en avance... Sur environ 30 personnes qui ont récupéré ce journal à une main tendue disant "journal 20 minutes, bonne journée", seuls 4 ont répondu "bonjour, merci, bonne journée". Les autres ont juste arraché le journal, et sont descendus dans le métro...
Chaque matin pourtant, mon premier sourire, mes premiers mots vont toujours vers ces gens courageux, qui dès 7 h 30 du matin sont là, à distribuer le journal, chaque matin je leur dis "bonjour, merci, bonne journée, bon courage".
On dit que les jeunes sont des glandeurs.... ces gens là pourtant frôlent souvent la vingtaine, sont payés une misère, et garde le sourire, sous - 2°, ou sous une pluie battante... sans sourciller au mépris des uns et des autres, qui les prennent uniquement pour des distributeurs automatiques de journaux...
Alors un grand coup de chapeau à eux, car ils le méritent.
Et pour les autres, faîtes un effort, un "bonjour, merci", ça ne coûte rien d'autre que du réconfort.
C
12:05 Publié dans humeurs | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
11/02/2008
petits meurtres entre amis
Cécilia, épouse de Nicolas adorait David (qu'elle considérait presque comme son fils) et David était parfois invité aux déjeuners familiaux avec Nico, Cécilia, les enfants, entre autres, Jean, Pierre, Jeanne-Marie.
Puis un jour, Nicolas maire d'une petite bourgade de banlieue parisienne eut une grosse promotion, il passa président d'une grosse machine, alors forcément, sous l'influence de Cécilia, David devenait quasiment le bras droit de Nicolas, il était nommé porte parole. Puis quelques mois passaient et Cécilia et Nicolas, c'était plus ça...
Alors Cécilia s'en est allée, mais confiance aidant, David est resté, et après tout, pourquoi pas propulser le petit David à la tête de cette petite bourgade, à laquelle le petit Nicolas était tant attaché...
Le petit David fut donc propulsé, sans trop comprendre sa tâche comme candidat à la mairie de notre jolie bourgade. Et puis finalement moultes questions arrivèrent.... David n'était pas natif de notre bourgade, aurait peut être fait la bêtise (qui sait), de ramener à 2.5 % au lieu de 2 % le nombre de logements sociaux, puis faut dire, lui son fief, c'était le 16ème, le 8ème, mais pas la banlieue.... Cependant, aidé de son meilleur copain Jean, ils arpentaient fièrement les marchés le dimanche matin, fiers de leur image, et sûrs de leur avenir...
Mais un jour le petit Nico a eu peur, peur de perdre (outre des points dans les sondages), la petite bourgade qu'il avait dirigé des année durant, et de laquelle sa popularité était partie... Alors il envoya sa petite tête blonde barrer la route à cet "imbécile" de David.. et le petit David a été éjecté...
Celà me fait rire.... c'est pathétique... la guerre au PS ? on a fait mieux en 2008 !!! l'auto destruction de l'UMP...
Attention cependant, Petit Nicolas est toujours là, mais demain... on ne sait pas à qui encore il peut tourner le dos !!!
Carine
21:20 Publié dans humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10/02/2008
Camden Market en deuil
Et ce matin, Camden c'était ça :
Camden Market, c'est le plus fort symbole de Londres que je connaisse. Ce marché long de nombreux kilomètres, et bordé de petites barraques aussi incensées les unes que les autres, ce marché, où cohabitaient tranquillement gothiques, punks, jeunes artistes, jeunes créateurs, vendeurs de frippes parkistanais, allumés tecknoîdes, fêtards, londoniens bohème, puis aussi des pete doherty, des amywhinehouse, puis aussi des français, des allemands, des hommes d'affaires ayant laissé leur costard trois pièce de la semaine, pour ressortir leur piercing le week-end, bref Camden c'était une tranquille communauté où il faisait bon manger au bord du canal entre deux barraques de fortune, une jacket potatoe au milieu d'odeurs mêlées d'encens, d'herbe et de merguez grillées.. C'est là bas qu'on pouvait trouver un vieux vinyl inconnu de Bowie, ou de Morissey, LE truc introuvable...Bref, on était bien à Camden, jusqu'à aujourd'hui, où c'est tout un symbole qui part en fumée....
Camden c'était pour moi, plus qu'un marché aux puces. Chaque promenade à Camden a toujours été, pour une raison que je cherche encore, un retour aux sources, c'est dans cet univers que je me sentais tellement à l'aise qu'il m'arrivait même de penser que j'avais dû, dans une ancienne vie, naître, vivre, et mourir là bas.
Je me sens profondément affectée par ce drame. Ce matin, à la vision de ces flammes à la télévision, un frisson m'a parcourue, et les larmes n'étaient pas loin. A l'heure qu'il est, on ne peut que souhaiter qu'aucune âme n'ait péri dans les flammes.
Maintenant, la vétusté des barraques qui contribuaient au charme de l'endroit, c'est fini. Camden mettra de nombreux mois, de nombreuses années à reprendre vie. Je souhaite beaucoup de courage à tous ces gens cités plus haut, qui ont perdu ce matin, leurs habitudes, leurs stands/maison, leur monde tout simplement.
Espérons que Camden renaîtra de ses cendres encore plus fort que ce qu'il était.
Carine
12:55 Publié dans humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









